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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 06:49
Attention : ce ne sont que les idées principales, quelques extraits du texte qui figure dans l'article précédent...



Pour être en état de méditation :


Lucidité et clarté d'esprit:

Voir les choses telles qu'elles sont sans opinion, sans jugement, sans souvenir.
(Avoir conscience du monde du monde qui nous entoure et du réflexe instinctif qui nous incite à nommer toute expérience, tout état. Cet acte de nommer renforce le souvenir avec lequel nous abordons les expériences ultérieures.)

La connaissance de soi :
le fait de connaître chacune de nos pensées, de nos paroles, de nos états d'âmes, de nos sentiments, chacune des activités de notre esprit. Mais ne pas interpréter, observer simplement les mouvements de l'esprit. Ne pas essayer d'accumuler un quelconque savoir quant à cette observation, juste voir.



La vertu qui découle de la connaissance de soi :

[...] la vertu qui vient naturellement, spontanément, facilement, sans conflit, sans résistance, dès lors qu'on se connait soi-même." "la vertu n'est pas une chose à cultiver jour après jour"


S'observer soi en lien avec le monde

"Chacun d'entre nous est une portion du monde, chacun d'entre nous est le mouvement qui anime le monde, chacun est la manifestation extérieure du mouvement qui continue à l'intérieur- c'est comme le flux et le reflux de la marée.
Si vous vous contentez de vous concentrez sur vous-même, de n'observez que vous, indépendamment du monde, cela vous mène à l'isolement et à toutes formes de singularités, à la névrose, aux peurs qui isolent, et ainsi de suite.
Mais si vous observez le monde et en suivez le mouvement, en vous laissant porter par lui lorsqu'il s'intériorise, alors la division entre vous et le monde n'existe plus ; alors vous n'êtes plus un individu opposé à une entité collective.
"

Observer : prendre conscience en même temps que l'on écoute


Etre neuf, être libre d'hier, être libre de but, d'objectif, de quête, d'attente

 
"jamais on ne dit : "maintenant je sais". Il n'y a pas d'échelle. Si vous y grimpez, il faut absolument redescendre tout de suite, de sorte que votre esprit soit formidablement sensible pour pouvoir observer, être à l'affût, à l'écoute.
"

Sans posture (cents postures ?)


"Le fait d'adopter délibérément une certaine posture, ou de faire certaines choses de façon délibérée, consciente, en vue de méditer, sous-entend simplement que vous jouez sur le terrain de vos désirs et de votre conditionnement, par conséquent ce n'est pas de la méditation.
"

"Les prières, les visions, la posture assise, là dans un coin, le dos droit, à respirer correctement, les exercices mentaux, tout cela est si immature, si enfantin ; cela n'a pas de sens aux yeux de celui qui veut comprendre la pleine signification de la méditation."
"Au moindre problème, à la moindre souffrance, vous vous tournez vers le temple, et vous vous prétendez religieux !"


Toutes ces pratiques doivent être complètement, totalement, écartées, afin qu'elles ne vous concernent plus.

La vertu est la floraison perpétuelle du bien ;
une erreur, de mauvaises actions de votre part sont possibles ; mais s'en est fini d'elles dès lors que vous évoluez, que vous fleurissez dans le bien, puisque vous vous connaissez vous-mêmes.
Solidement ancrés sur ces bases, vous pouvez désormais renoncer aux prières, aux mots marmonnés à voix basse, aux postures imposées. Et vous pouvez alors commencer à explorer la nature de l'expérience.



 
Ce que signifie contrôler la pensée - Ne pas contrôler la pensée - Ce qui ne signifie pas : "ne rien faire"

Parce que c'est cela que vous cherchez : mieux vous savez contrôler la pensée, plus vous vous croyez être avancés dans le domaine de la méditation. Pour moi toute forme de contrôle, d'ordre physique, intellectuel, ou émotionnel est néfaste. Ecoutez très attentivement. Ne dites pas : "Dans ce cas, je peux faire ce qui me plaît". Car je ne dis pas cela. Contrôler implique d'assujettir, d'étouffer, d'adapter, de façonner la pensée en fonction d'un modèle particulier -ce qui sous-entend que le modèle a plus d'importance que la découverte de la vérité.


Tout contrôle, quelle qu'en soit la forme - résistance, refoulement ou sublimation -, façonne l'esprit de plus en plus à l'image du passé, en accord avec le conditionnement  dans lequel on vous a élevés, ou selon le conditionnement propre à une communauté particulière, et ainsi de suite.

Bel extrait ! : Etre conscient sans attente

Comme lorsqu'on laisse la fenêtre ouverte et que l'air entre à sa guise, la méditation c'est tout ce que l'air apporte, c'est tout ce qu'est le vent. Mais si vous êtes aux aguets, si vous attendez que le vent s'engouffre par la fenêtre parce que vous l'avez ouverte, jamais le vent ne viendra. Il faut qu'elle soit ouverte par amour, par affection, en toute liberté, et pas dans l'attente de quelque chose. Et voilà ce qu'est cet état de beauté, cet état de l'esprit qui voit mais ne demande rien.



Observer "écouter " sans nommer, sans contrôler, sans juger, sans comparer, sans interpréter :

Ecoutez ces oiseaux ; ne cherchez pas à les nommer, à identifier l'espèce, écoutez simplement leurs bruits.
Ecoutez le mouvement de vos pensées ; ne les contrôlez pas, ne les façonnez pas, ne dites pas : "Celle-ci est bonne, celle-là est mauvaise." Mais accompagnez-en le mouvement. C'est cela la conscience dénué de tout choix, de toute condamnation, comparaison ou interprétation, et qui n'est qu' observation. Voilà qui rend l'esprit hautement sensitif. Mais dès que vous nommez, vous régressez, votre esprit s'émousse, parce que vous êtes retombés dans l'habitude.

Dans cet état de vigilance, il y a attention- mais point de contrôle ni de concentration. Rien que l'attention.


Autrement dit, vous êtes dans un même temps en train d'écouter les oiseaux, de voir le soleil se coucher, d'entendre passer les voitures, d'écouter l'orateur, de prêter attention au sens des mots, d'être attentifs à vos pensées et à vos sentiments, et au mouvement dont est animée cette attention.

Cette attention globale "couvre non seulement le conscient, mais aussi l'inconscient. l'inconscient est le plus important ; il faut donc que vous l'exploriez."

Je n'emploie pas le terme d'inconscient au sens d'une technique, ou dans une acceptation technique. Je ne l'utilise pas au sens où l'entendent les psychologues, mais pour désigner tout ce dont on n'a pas conscience. Car nous vivons, dans la plupart des cas, en n'effleurant que la surface de l'esprit : nous allons au bureau, nous acquérons des connaissances ou une technique, nous nous querellons, et ainsi de suite. Jamais nous ne prêtons attention aux couches profondes de notre être, qui sont le résultat de l'influence de notre communauté, de l'influence résiduelle de la race, et de tout le passé- non seulement votre passé en tant qu'être humain, mais aussi celui de l'humanité, lourd de toutes les angoisses de l'humanité.

Alors qu'un esprit attentif peut se concentrer sans être exclusif.

Les conséquences de cette attention naturelle et globale :
 

- calmer le cerveau et ses cellules.
"Mais puisque toute cette attention est née spontanément, naturellement, sans effort, facilement, les cellules cérébrales ne sont pas perverties, ni endurcies, ni dépouillées de leur finesse, ni brutalisées."


- la lucidité et la clarté

- l'ouverture d'un espace

- une tranquillité qui n'émane pas de la pensée


"La pensée doit impérativement cesser, sinon elle produira d'autres images, d'autres idées, d'autres illusions- toujours et encore."

Il faut donc comprendre tout ce mécanisme de la pensée- et non vouloir une recette pour cesser de penser.


Si vous comprenez l'ensemble du mécanisme de la pensée, qui est une réponse du souvenir, un processus d'association et de reconnaissance, lié au fait de nommer, comparer et juger- si vous le comprenez, ce processus prend fin naturellement.

Lorsque l'esprit est totalement tranquille, alors de cette tranquillité et au sein de cette tranquillité surgit un tout autre mouvement.


Ce mouvement n'est pas un mouvement issu de la pensée, de la société, des lectures que vous avez faites ou non. Ce mouvement ne procède pas du temps ni de l'expérience, car il est étranger à l'expérience. Pour l'esprit tranquille, il n'est plus aucune expérience. Une lumière éclatante, qui brille fort, ne demande rien d'autre, elle se suffit à elle-même. Ce mouvement n'est orienté dans aucune direction, car toute orientation implique le temps.
Ce mouvement n'a pas de cause, car tout ce qui a une cause produit un effet, qui a son tour devient une cause, et ainsi de suite - c'est l'interminable succession des causes et des effets. Il n'y a donc ni effet, ni cause, ni motif, ni expérience vécue. Parce que l'esprit est tout à fait tranquille, de manière naturelle, et parce que vous avez établi des bases stables, l'esprit est en prise directe avec la vie, il n'est plus coupé de la vie quotidienne.


Si l'esprit parvient jusque-là, ce mouvement se fait création. Il n'y a alors plus d'angoisse à exprimer, car un esprit qui est en état de création peut indifféremment s'exprimer ou non.
L'état d'esprit qui est là, dans ce silence total, va s'animer, bouger ; il a son propre mouvement qui pénètre au coeur de l'inconnu, au coeur de cela même que l'on ne peut nommer.

La méditation que vous pratiquez n'a donc rien à voir avec celle dont nous parlons ici. Cette méditation-là part de l'éternel et rejoint l'éternel, car le fondement sur lequel on s'appuie n'est plus le temps, mais la réalité.






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Publié par Emmanuel de Lussac - dans Méditation (s)
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commentaires

LungTa 17/05/2009 07:14

Pour l'Eveillé il me semble qu'il n'y a pas de temps de méditation ou pas de temps de non-méditation
ce qui ne l'empêche sûrement pas de s'asseoir en silence ;-)

Pour le non-Eveillé comme moi, le temps de silence est nécessaire, mais ce n'est en rien (pour ma part) un temps de retrait du monde, mais au contraire une ouverture plus importante à celui ci

Regarder la TV ou internet est ce une ouverture au monde ? On pourrait penser oui, vu le nombre d'informations, d'images, de textes, de sons
mais on peut se poser la question si le fait d'être noyé d'informations ne permet pas de ne pas les traiter
le fait de s'ouvrir et parler calmement avec sa voisine âgée , renfermé dans sa maison , ne serait il pas plus ouverture au monde ?

Ainsi on peut s'ouvrir au monde dans le silence, pour être plus attentif à l'essentiel, dans la vie

Krishnamurti a un vécu particulier que peut être on a tendance à oublier
mon côté professionnel fait que j'en tiens compte
Il est bien aussi de savoir d'où les gens parlent
il a qd même été élevé dans des conditions très particulières, voir même troubles, comme un nouveau Christ
Il a rompu cette loyauté à un système qu'il a rejeté pour finalement dans un paradoxe complet devenir un gourou qui ne souhaitait pas l'être
il a repoussé les systèmes asphyxiants pour se consacrer à l'essentiel, le centre
on pourrait croire d'ailleurs qu'il donne les clé de ce qui lui a permis de tenir, voir de se sortir du système "éducatif" et du rôle dans lequel on l'avait enfermé
mais cet essentiel ne vient pas "que comme par miracle" c'est aussi le résultat renouvellé d'une pratique, d'épreuves, d'expériences

le risque de rejeter le chemin c'est de rejeter le cheminement

Donc quand je lis Krishnamurti, je me sens tout à fait en lien avec l'essentiel de ce qu'il dit et comme pour bcp d'enseignements d'autres maîtres, cela me conforte dans ma pratique au quotidien

chaleureusement

Emmanuel 17/05/2009 16:48


Merci Lung Ta pour ta réponse !

La méditation, de ce que j''en comprends aujourd'hui est une attitude, un regard, face à soi, à la vie, elle peut-être dans ces moment de silence immobile, comme dans une marche dans la rue, comme
lorsque j'ai croisé cette vielle dame aujourd'hui, qui avait du mal à avancer du fait du vent violent qui soufflait dans la ville.

Nous nous sommes croisés, immobilisés tous deux, nous nous sommes souris. Elle, avec sa cane, reprenant son soufle, ses forces. Moi, attendant que le feu piéton passe au vert, me libérant de mes
mots, pour aller laver mon linge en laverie.

De nos quelques mots échangés sur le trottoir sur le temps, présents l'un à l'autre, nous nous sommes apportés chaleur et réconfort. Nous sous sommes souhaités une bonne journée après avoir devisés
de quelques mots sur le temps, son instabilité, et je pensais tout en lui disant cela à cette instabilité intérieure qui me caractérise parfois.

Cette présence entre nos deux êtres a été un beau moment dans ma journée, dans ma matinée.
Merci pour tes mots, ils me permettent le retour sur cette rencontre brève mais intense, et par là sur ce qui m'importe.

Ce que tu dis de Krishnamurti me conforte dans ma perception de son enseignement. Je commence à relativiser certaines apparences, extériorités de son discours en essayant de comprendre d'où il
vient, "d'où les gens parlent" me semble important également.

Je retiens ce que tu dis : "le risque de rejeter le chemin c'est de rejeter le cheminement"
et être "en lien avec l'essentiel", "cet essentiel", dis-tu, qui "ne vient pas que comme par miracle".
Etre dans l'attente, c'est deux choses : avoir des objectifs, et attendre, sans rien faire, que les choses viennent comme par miracle.
Alors "être sans attente", sans objectif pour se laisser surprendre par l'inconnu, et continuer à vivre, attentif tout entier à la vie, agissant, vivant.

Entendre aussi ce qui me parle au coeur du discours et en moi, au plus profond.

Quelle que soit ma destinée, avec mes moyens, ceux que je mets en oeuvre, ceux qui hors la volonté consciente d'ego se mettent en oeuvre.

Fraternellement


LungTa 17/05/2009 06:01

Bel échange de commentaires en plus de l'article ! :-)

Bon dimanche

Emmanuel 17/05/2009 06:50


Bonjour LungTa. Connais-tu la pensée de Krishnamurti ? Que penses-tu de ce texte sur la méditation ? Comment le rapproches-tu de ta propre pratique ?
Il y a une question en fait plus précise que je souhaite te poser, que je me pose.

Penses-tu qu'un esprit méditatif, une attention pleine au quotidien et en relation avec le monde, tels que le préconisent Krishnamurti puisse dispenser, voire être contradictoire avec la pratique
d'instants méditatifs "solitaires" en posture immobile (type zazen) ?

Si je l'ai bien compris il range tout ce qui est de l'ordre des techniques de méditation, visualisation, prière, récitation de mantra, ...dans un même sac. Ce sont pour lui (encore une fois si j'ai
bien compris) des techniques qui hypnotisent l'individu, qui l'abrutissent, qui certes apportent du calme à l'individu qui les pratique mais qui ne donnent pas à son esprit la sensibilité adéquate
pour percevoir la réalité au-delà du mental.

De la page 130 à la fin du texte... : http://maison-ema.over-blog.fr/article-30925384.html

La question pourrait se formuler différemment : tous les chemins spirituels mènent-ils au même endroit ?
Est-ce là une intuition profonde ou mes lectures, conditionnements intérieurs qui m'y mènent si je dis qu'ils mènent au même endroit à condition d'abandonner le chemin pour être pleinement en cet
endroit. Cet endroit qui souffre de la rigidité, du manque de spontanéité, des concepts, des dogmes, qui disparait quand on tente de le décrire, de l'approcher avec des mots ?

Il est d'autres questions que je me pose, auxquelle je ne te demande pas de répondre, sauf si tu le souhaites bien sûr, elles sont très, trop, nombreuses (), et parfois j'ai l'impression d'en avoir déjà les réponses, parfois non. Elle te donnent juste un aperçu de mon état d'esprit.
Elles sont encore mal formulées. Et puis je pense que pour la plupart de ces questions, les réponses me seront données dans ma pratique (je dois poursuivre ma compréhension de Tolle, de K., et me
faire confiance aussi), mes lectures, d'autres échanges la vie.

J'ai lu par ailleurs sur le net, je n'ai plus la source (je vais essayer de la retrouver), que certains considéraient K. comme celui qui arrivé sur une terrasse à l'aide d'une échelle appelait les
autres à monter sur cette même terrasse mais sans l'aide de l'échelle qui l'avait aider à y monter.
Il a été initié au sein de la société de théosophie, sans aucun doute à toute sorte de techniques, qui l'ont sans doute transformé.
Il semble par ailleurs qu'il continuait à pratiquer des postures de Yoga tout au long de sa vie, là encore je n'ai plus la source de ce que j'avance et je vais devoir la rechercher.

Alors cela m'interroge, K. me semble quelqu'un d'honnête, de sincère, pourquoi met-il toutes ces techniques de côté ? Celles qu'il a pratiqué au sein de la société de théosophie...l'ont-elles amené
à une impasse, à une nouvelle illusion ? Comment considéraient-ils les postures de Yoga qu'ils pratiquaient ?
Comme une simple gymnastique pour entretenir le corps physique ?

Il est d'autres questions en moi en ce moment. Puis-je aveuglément suivre la voie préconisée par K ? De cette confiance que j'aurai pu aussi bien accorder à d'autres ?
Comprendre déjà ce qu'elle suppose pleinement, en pratique...
Quel bien être j'en retire ? Ce bien-être est-il une bonne mesure ? Quelles sont mes attentes là où il est dit qu'il n'y a rien à attendre ?

Que dois-je faire de l'ancien (pensées et émotions, blocages) qui surgit encore et m'emporte parfois fortement, certes différemment puisqu'il me semble en prendre conscience, moins longtemps ?
Est-il un saut auquel je me refuse encore ? Abandonner Ego ? Le voir déjà à l'oeuvre ? Il me semble le voir.  Se dissout-il pour autant dans ce regard ? Mon regard est-il bien celui que je
dois exercer ?
Difficile de dire à l'autre comment je regarde à l'intérieur...
Qui exerce ce regard ? N'est-ce pas encore ce je dont je veux m'affranchir qui regarde et me donne l'illusion d'une pratique saine et libératrice ?

J'entends qu'Ego n'est pas à nier, que ce n'est pas notre ennemi. Qu'il ne s'agit pas de refouler ce qui vient (pensées et émotions) mais de voir. Je ne fais peut-être pas encore assez face à Ego
et me laisse aller à refouler ce qu'il m'est désagréable de voir de ma nature. Et cette nature n'est sans doute qu'illusion ou il me plait de le croire ?
Jusqu'où va notre lucidité ? Est-on capable d'être lucide jusqu'au bout sur notre nature, celle du monde ? Cela n'est-il pas froidure alors qu'on recherche la chaleur ?

Tolle, et je crois K parle d'une joie profonde sous-jacente permanente, différente du plaisir toujours associé à la souffrance, puisqu'éphémère. Là est la mesure d'une bonne pratique spirituelle
?
Je crois que le jour où je serai fluidité, et joie profonde alors je saurai que je suis arrivé là où je dois arriver, et que je ne m'inquiéterai plus de savoir si j'y suis ou pas.

Il est une vie possible au-delà de la pensée et de l'émotion. Mais n'est ce pas cette pensée qui s'exprime dans autant de questions ? Toutes pensées sont-elles à regarder de la même façon ? N'est-il pas des pensées issues non pas de nos conditionnements, de
l'ancien Je mais issues de cet au-delà de moi, des pensées qui valent la peine d'être considérées et de suivre ?
Bref...c'est un peu le b..... dans ma tête quand je m'y penche. Alors revenir au présent, à mon quotidien et continuer à regarder ce qui vient. Je me penche actuellement sur la pensée, sa nature,
j'ai trouvé un bouquin sur K, et un chapitre à ce sujet "K. et le problème de la pensée" dans : R. Linssen - Krishnamurti, psychologue de l'ère
nouvelle que j'ai commencé à lire et dont j'extrais peu à peu les idées qui me semblent principales. Une prochaine publication sans doute sur le blog.

Et toujours revenir à soi, à ce qui s'expérimente sincèrement et profondément, sans attente, au présent. C'est ce qui me semble le meilleur des livres, la meilleure des compréhensions

Bon dimanche à toi.


gazou 09/05/2009 20:33

merci pour ce bel article sur la méditation..J'aime beaucoup la citation de Krisnamurti

Emmanuel 10/05/2009 11:46


Bonjour Gazou, ce bel article je le dois à Krishnamurti. Je trouve ce texte éclairant.
Je la trouve également belle cette citation que j'ai mise au fronton de ma maison-blog.
Elle nous ivite à remiser nos attentes et à vivre avec attention l'instant pour ce qu'il est.
Merci pour ta visite et ton commentaire.
Je t'embrasse.

Si cela te tente, et vous tente il y a une discussion ouverte sur le forum spiritpartage au sujet de ce texte et d'autres, cela commence ici : http://spiritpartage.forumactif.com/meditation-relaxation-massage-affirmation-positive-visualisation-sophrologie-f1/la-meditation-selon-krishnamurti-t1685.htm


Lilou 06/05/2009 09:07

"Si vous comprenez l'ensemble du mécanisme de la pensée, qui est une réponse du souvenir, un processus d'association et de reconnaissance, lié au fait de nommer, comparer et juger- si vous le comprenez, ce processus prend fin naturellement"

Comprendre .."prendre avec "
notre esprit est habitué à saisir plus qu'à embrasser ..
à savoir plus qu'à suivre .

Emmanuel 07/05/2009 07:14


Bonjour Lilou.

Oui nous sommes habitués à accumuler du savoir sur nous-mêmes et le monde. Cela nous rassure, nous donne l'impression d'une maîtrise. En ce qui me concerne, si tu lis ma réponse précédente, je
m'aperçois que je ne maîtrise pas grand chose, que cette volonté est là présente en moi que de savoir, et en même temps je ressens le besoin de lâcher cette compréhension intellectuelle des choses,
sinon j'ai l'impression -sensation- que ma tête va exploser ce matin.
Passer à un autre mode de compréhension pour l'heure : voir, ressentir, acceuillir, se laisser traverser.


catherine 06/05/2009 08:36

Il ne nous reste plus qu'à pratiquer le détachement alors Emmanuel...rire
Tout est enseignement!

Emmanuel 07/05/2009 06:44


Bonjour Catherine,
C'était là en effet un bon exercice...  ton rire ce matin sur ma maladresse qui correspond au mien. Merci.

Rebondissement :

Ecririons-nous la même chose ce matin, ou le matin suivant de ce que nous avions écrit la veille ou l'avant-veille ?

Sans doute pas si nous acceptons de vivre l'instant, chaque jour de manière nouvelle. J'ai conscience de ma compréhension approchée des choses, que je peux remettre en cause mes mots de la veille à
la faveur d'un autre éclairage, intérieur ou extérieur.
J'ai conscience aussi d'une volonté en moi de comprendre ce que je suis en train de faire, de ce que je fais actuellement dans ma pratique du quotidien, dans ma vie.
Besoin de revenir à des certitudes, de sortir d'une certaine confusion, de saisir ce que je pense avoir compris. Et parallèlement à celà l'impression d'être pour une part sur la bonne voie, une
voie qui m'apporte du bien-être, même si intellectuellement j'ai du mal à la saisir pleinement.

Mes questions en ce moment concerne mes certitudes en matière de compréhension de soi. De quoi puis-je être certain ? Existe-t-il plusieurs sortes de compréhension en matière de connaissance de soi
?

J'aurais tendance à penser que oui : une compréhension intellectuelle, et une compréhension qui trouve son siège ailleurs que dans notre esprit pensant, ou qui le dépasse, qui nous prend tout
entier. (Ce n'est qu'une ébauche de questionnement et de réponse).

Et je ressens face à cette confusion intellectuelle qui est la mienne actuellement, que j'exprime ce matin, que je vais laisser reposer cela, confiance que cela va se clarifier, besoin de soulager
l'esprit en tout cas.


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La Maison d'Emmanuel

     "Tu es Cela - Plus proche que proche - Déjà là" 

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Tout comme l'aigle s'en revient à son nid,

à tire-d'aile, lassé de son long voyage.

Ainsi l'âme qui dans le monde relatif et mortel des phénomènes a vécu,

s'en reviendra en elle-même,

Où elle s'endormira, libre de tout désir et de tout rêve

 

 

zafu

 

 

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