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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 07:00
Souffle III, peinture de Annouchka Gravel Galouchko

Table des matières

Chapitre V : La présence en tant qu'état

La beauté naît dans le calme de la présence...92-94

Satori, terme zen pour décrire une [...] soudaine lucidité, un [...]moment de vide mental et de présence totale.
Bien que le satori ne soit pas une transformation permanente, soyez reconnaissant quand cela vous arrive, car cela vous donne un avant-goût de ce qu'est l'éveil spirituel. Il se peut que vous en ayez fait l'expérience à de nombreuses reprises sans savoir ce que c'était ni même en réaliser l'importance.

Il faut une certaine présence pour avoir conscience de la beauté, de la majestuosité et du sacré de la nature.
[...] Pour prendre conscience de [cela] il faut que le mental se soit tu.
Vous devez mettre momentanément de côté votre fardeau de problèmes, votre charge de passé et de futur, ainsi que toutes vos connaissances. Sinon, vous verrez mais sans vraiment voir, vous entendrez mais sans vraiment entendre. Vous devez être totalement présent.

Au-delà de la beauté des formes extérieures, il y a plus. Il y a quelque chose d'indéfinissable qui n'a pas de nom. Il y a une essence intérieure, profonde et sacrée. Là où il y a de la beauté, cette essence transparait d'une façon ou d'une autre. Elle ne vous est révélée que si vous êtes présent. Serait-il possible que cette essence indicible et cette présence soient une seule et même chose ? Cette essence indescriptible serait-elle là sans votre présence ? Sondez-la en profondeur et découvrez la réponse.

§

Quand vous avez connu de tels moments de présence, il est fort probable que vous n'avez pas réalisé vous être retrouvé pendant un court instant dans un état de vide mental, et c'est parce que l'intervalle entre cet état-là et le flot des pensées était trop menu.
Cet état de satori n'a peut-être duré que quelques secondes avant que le mental ne rentre en scène, mais il s'est produit.
Sinon, vous n'auriez pu connaître la beauté. Le mental, lui, ne peut ni reconnaître, ni créer la beauté.
C'est seulement pendant quelques secondes, alors que vous étiez totalement présent, que cette beauté et ce sacré se sont manifestés.
En raison de la courte durée du hiatus et de votre manque d'attention et de vigilance, vous avez probablement été incapable de constater la différence fondamentale qui existe entre la perception, la conscience de la beauté libre du processus de la pensée, et le fait de nommer et d'interpréter la chose en pensée.
Le hiatus était si réduit que tout cela semblait faire partie d'un seul et même processus. La vérité, par contre, est la suivante : dès l'instant où la pensée est revenue, tout ce qui vous en restait, c'était un souvenir.

Plus le décalage est grand entre la perception et la pensée, plus il y a de profondeur en vous en tant qu'être humain. Autrement dit plus vous êtes conscient.

Beaucoup de gens sont prisonniers de leur mental à un point tel que la beauté de la nature n'existe pas réellement pour eux. Même quand ils disent : "Quelle belle fleur !" il s'agit seulement d'un étiquetage mental automatique. Etant donné qu'ils ne connaissent pas le silence intérieur et ne sont pas présents, ils ne voient pas véritablement la fleur, n'en sentent pas l'essence, l'aspect sacré, de la même façon qu'ils ne se connaissent pas eux-mêmes, ne sentent pas leur propre essence ou leur propre aspect sacré.

A part quelques exceptions et parce que nous vivons dans une culture où le mental prédomine, une grande part de l'art, de l'architecture, de la musique et de la littérature modernes est dénuée de beauté et d'essence.
Pourquoi ?
Parce que les gens qui créent ces choses ne peuvent se libérer de leur mental, ne serait-ce que pour un instant. Ils n'entrent donc jamais en contact avec cet espace intérieur d'où proviennent la véritable créativité et l'authentique beauté. Livré à lui-même, le mental crée des monstruosités, et ce, pas uniquement dans les musées d'art. Il suffit  de regarder nos aménagements urbains et la désolation de nos parcs industriels. Aucune civilisation n'a jamais généré autant de laideur.

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Publié par Emmanuel de Lussac - dans Eckhart Tolle
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commentaires

Annouchka Gravel Galouchko 20/07/2009 18:44

Cher Emmanuel, merci pour ton merveilleux blog, pour l'amour, l'énergie que tu y mets. Lorsque je suis tombée sur ton article, ça m'a fait une bouffée d'air frais. J'ai affiché un lien sur mon blog pour accéder au tien.

Au plaisir d'avoir un jour de tes nouvelles!



Annouchka http://annouchkagravelgalouchko.blogspot.com

Emmanuel de Lussac 20/07/2009 19:25


Chère Annouchka, merci pour ton oeuvre, ta peinture présente, d'accepter mon emprunt sans mot dire.
Je n'ai fait que mettre en rapport ta création et celle d'un autre, Eckhart Tolle. Je suis heureux que cette rencontre, avec ce guide spirituel et aussi avec Krishnamurti -j'ai vu sur ton blog que
tu avais également repris ses mots sur la méditation, mis en exergue de ma maison blog - t'ai apportée "une bouffée d'air frais".
Ceci donne à mes emprunts (Oeuvres d'art et textes) une raison d'être à ce blog en plus de ma compréhension personnelle au fur et à mesure de ma lecture-saisie.

Peut-être mettrai-je un jour plus de moi-même sur ce blog. Actuellement je me contente de lire avec vous "Le Pouvoir du moment présent" de Tolle, que je tente à chaque fois d'illustrer ou
d'accompagner suivant ma compréhension et mes états d'âmes d'une oeuvre d'art (Peinture, sculpture, photographie...) que je trouve belle et signifiante.

Je vais vers ton blog, lire tes derniers articles que je viens de survoler, juste avant de te répondre . Heureux de rencontrer l'artiste dont j'ai apprécié l'oeuvre, et plus que l'artiste, l'être
en son entier que je vais découvrir un peu en te lisant.
Je t'embrasse, que la paix soit sur toi et tes proches.

Bien à toi, Emmanuel

P.S : J'ai ajouté ton blog aux autres blogs amis



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Tout comme l'aigle s'en revient à son nid,

à tire-d'aile, lassé de son long voyage.

Ainsi l'âme qui dans le monde relatif et mortel des phénomènes a vécu,

s'en reviendra en elle-même,

Où elle s'endormira, libre de tout désir et de tout rêve

 

 

zafu

 

 

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