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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 04:55
Nous avons ici supprimé la reproduction de "The garden" (le jardin) à la demande par mail le 19/04/2011 de l'ADAGP (
société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques - 11 rue Berryer - 75008 Paris) attribuée à tort à Miro
C'est bien dommage, nous aimions particulièrement cette oeuvre qu'elle soit de lui ou pas.
Nous trouvons également dommage que les oeuvres d'un peintre mondialement connu et aimé, mort depuis 28 ans (1983) à l'âge de 93 ans ne soient pas offertes au monde entier, comme source libre et gratuite d'inspiration et de création. 
Nous avons pensé un temps mettre en dessous de cette reproduction "ceci n'est pas un ..., ou ceci est un faux... mais c'est bien joli quand même" mais ne connaissant pas grand chose dans les lois qui gèrent les droits d'un peintre mort depuis presque 30 ans nous cédons à la pression de la société ci-dessus mentionnée. Nous n'avons pas de temps à perdre avec ce genre de choses.
Nous garderons donc cette image pour nos seuls yeux.
Et puis ce chapitre s'intitule "le vide", alors un vide d'images convient parfaitement.

 

Table des matières

Chapitre VII : Diverses portes d'accès au non-manifeste

Le vide...130-131

Tout comme il est impossible qu'un son quelconque soit sans le silence, rien ne peut exister sans le néant, sans l'espace vide permettant à toute chose d'être. Tout corps ou tout objet physique émane du néant, est entouré du néant et y retournera à un moment ou à un autre.

Non seulement cela, mais même à l'intérieur de tout corps physique, il y a beaucoup plus de "rien" que de "quelque chose". Selon les physiciens, la solidité de la matière n'est qu'une illusion.
La matière prétendument solide, y compris votre corps physique, est constituée presque en totalité de vide, tellement les distances entre les atomes sont grandes comparativement à leur taille.

De plus, il en est de même à l'intérieur de chaque atome. Ce qui reste ressemble plus  une fréquence vibratoire qu'à des particules de matière solide, soit davantage à une note de musique.

Les bouddhistes savent cela depuis plus de deux mille cinq cent ans. "La forme, c'est le vide, et le vide, c'est la forme", dit le soutra du coeur, un des recueils bouddhistes les plus anciens et les plus connus. L'essence de toute chose, c'est le vide.

Le non-manifeste est non seulement présent dans le monde sous la forme de silence, mais omniprésent dans l'univers physique entier sous la forme de vide, à l'intérieur comme à l'extérieur. Il est aussi facile de passer à côté du vide que du silence. Tout le monde porte attention aux choses qui se trouvent dans le vide, mais qui s'attarde au vide lui-même ?

[...]

Le néant, le vide, est l'aspect que prend le non-manifeste en tant que phénomène extériorisé dans un monde perçu par les sens. C'est le plus que l'on puisse en dire, et même cela c'est une sorte de paradoxe. Le néant ne peut pas devenir un objet de connaissance.

[...]

Pour vous, "le rien" peut devenir une porte d'accès au non-manifeste seulement si vous n'essayez pas de le saisir et de le comprendre.

[...]

Le vide n'a pas d'existence propre. Littéralement "exister" veut dire "se distinguer de". Vous ne pouvez donc pas comprendre le vide, car il ne se distingue de rien. Bien qu'il n'ait aucune existence propre, il permet à toute chose d'être. Le silence non plus n'a pas d'existence propre, pas plus que le non-manifeste.

Alors que se produit-il si vous détachez votre attention des objets se trouvant dans l'espace et devenez plutôt conscient de l'espace lui-même ? Quelle est l'essence de cette pièce ? Les meubles, les tableaux, et le reste se trouvent dans la pièce mais ils ne sont pas la pièce. Les planchers, les murs et le plafond délimitent la pièce, mais ils ne sont pas non plus cette pièce. Alors qu'est-ce que l'essence de cette pièce ?
L'espace, bien sûr, le vide. Il n'y aurait pas d'endroit, pas cet "espace de pièce" sans lui.

Puisque l'espace, c'est le "rien", nous pouvons affirmer que ce qui n'est pas là est plus important que ce qui est là. Prenez donc conscience de l'espace qui est là autour de vous. N'y pensez pas, mais sentez-le, pour ainsi dire. Prêtez attention à ce "rien". Lorsque vous le faites, il se produit en vous un changement sur le plan de la conscience. Je vous explique pourquoi.

Les objets dans l'espace (meubles, murs, etc.) trouvent leur correspondants en vous sous la forme d'objets menatux : pensées, émotions et sens. Et l'équivalent intérieur de l'espace, c'est la conscience qui permet aux objets mentaux d'exister, tout comme l'espace permet aux objets physiques d'être là. Donc, si vous détachez votre attention des choses, des objets dans l'espace, automatiquement vous détachez aussi votre attention des objets mentaux. Autrement dit, vous ne pouvez pas penser et être conscient du vide, ni du silence d'ailleurs.
En prenant conscience du vide autour de vous, vous prenez simultanément conscience de l'espace du vide mental, de la conscience pure, du non-manifeste.
De cette façon, la contemplation de l'espace, du vide peut devenir une porte d'accès au non-manifeste.

Le vide et le silence sont les deux aspects de la même chose, de ce même rien. Ils ne sont que la manifestation extérieure du vide et du silence intérieurs, de l'immobilité intérieure, la matrice infiniment créatrice de tout ce qui est. La plupart des humains sont complètement inconscients de cette dimension. Il n'y a pas d'espace en eux, pas d'immobilité. ils ont perdu leur équilibre.

Somme toute, ils connaissent le monde, ou pensent le connaître, mais ils ne connaissent pas Dieu. Ils s'identifient exclusivement à leurs formes physique et psychologique, et sont inconscients de leur essence innée. Et du fait que toute forme est extrêmement changeante, ils vivent dans la peur. A son tour, cette peur engendre une profonde et fausse perception d'eux-mêmes et des autres humains. Elle crée une distorsion de leur vision du monde.

[...]

Si vous restez consciemment en contact avec le non-manifeste, vous valorisez, aimez et respectez profondément le manifeste et chacune de ses formes comme étant l'expression de l'Un au-delà de la forme. Vous savez également que chaque forme est destinée à disparaître et que, en fin de compte, rien n'a vraiment d'importance dans la dimension du manifeste.
Vous avez "dépassé le monde" comme le dit Jésus ou, selon Bouddha, "vous êtes passé sur l'autre rive".

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Publié par Emmanuel de Lussac - dans Eckhart Tolle
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commentaires

Yog 24/07/2009 12:28

Même si j'ai lu deux fois le livre, j'apprécie les piqûres de rappel que tu fais ici. Comme pas magie, j'y retrouve la paix, la même que ton silence m'évoque.
Je parle aussi du vide chez moi :)
Bon été!

Emmanuel de Lussac 25/07/2009 08:55


Bonjour Madame Yog. C'est les vacances pour moi depuis hier soir et pour un mois !

Pour ma part c'est ma première lecture. Je lis et je saisis ce que je lis pratiquement au fur et à mesure. Je tente de comprendre ce qui est dit. Tout ne me parle pas ou pas encore.
Je laisse mon esprit conserver ce qui lui semble le plus important. Je mets en pratique enfin du moins j'essaye, au quotidien ce que je retiens et comprends.

Je n'ai pas encore achevé ce livre, ce que j'en retiens aujourd'hui de plus bénéfique pour moi, est cet ancrage au présent le plus possible, conscient des fuites dans le passé et de mes
anticipations inutiles du futur. Ce qui m'est plus difficile, c'est le regard conscient sans aucune discussion mentale, jugements, ou refoulements... Ils me semblent néanmoins moindres,
persévérance dans ma pratique.
Même quand je m'aperçois que tout n'est pas fluide dans mon quotidien, je reste plus serein.

Mon silence, de plus en plus important. Sur le net, au quotidien. Il n'est pas volontaire, il s'impose.
Ce n'est pas un retranchement, je reste en lien, je vous lis, j'écoute mes proches mais je parle moins, n'ai plus forcément l'envie de donner mon avis, une opinion. Je tente l'accord entre
l'intérieur et l'extérieur, quelque chose comme cela...

Je m'aperçois d'ailleurs ainsi des moments où je parle encore par peur...

De quoi ? De la mort, du vide, du silence, de révélations intérieures...

Ce que dit Tolle sur le vide, sur le silence, et dans les articles précédents sur le corps subtil, énergétique, sont des "découvertes" intellectuellement pour moi. Et quand à les comprendre
intimement, de tout mon être, il y a loin, me semble t-il. Mais cela fera son chemin, ou pas, dans peu ou long temps. Mais ce n'est pas important. Je crois toujours que tout nous est présenté quand
nous sommes prêts.

Je t'embrasse, et te souhaite un bel été à mon tour !


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Tout comme l'aigle s'en revient à son nid,

à tire-d'aile, lassé de son long voyage.

Ainsi l'âme qui dans le monde relatif et mortel des phénomènes a vécu,

s'en reviendra en elle-même,

Où elle s'endormira, libre de tout désir et de tout rêve

 

 

zafu

 

 

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