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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 06:36

Henri Salavdor - Jardin d'hiver

Je voudrais du soleil vert
Des dentelles et des théières
Des photos de bord de mer
Dans mon jardin d'hiver

Je voudrais de la lumière
Comme en Nouvelle Angleterre
Je veux changer d'atmosphère
Dans mon jardin d'hiver

Ta robe à fleur
Sous la pluie de novembre
Mes mains qui courent
Je n'en peux plus de l'attendre
Les années passent
Qu'il est loin l'âge tendre
Nul ne peut nous entendre


Je voudrais du Fred Astaire
Revoir un Latécoère
Je voudrais toujours te plaire
Dans mon jardin d'hiver

Je veux déjeuner par terre
Comme au long des golfes clairs
T'embrasser les yeux ouverts
Dans mon jardin d'hiver

Ta robe à fleur
Sous la pluie de novembre
Mes mains qui courent
Je n'en peux plus de l'attendre
Les années passent
Qu'il est loin l'âge tendre
Nul ne peut nous entendre

Moi je traîne dans le désert depuis plus de 28 jours
Et déjà quelque mirages me disent de faire demi-tour
La fée des neiges me suit tapant sur son tambour
Les fantômes du syndicat des marchands de certitudes
Se sont glissés jusqu'à ma lune, reprochant mon attitude
C'est pas très populaire le goût d'la solitude.

(Refrain)
Quand t'es dans le désert depuis trop longtemps
Tu t'demandes à qui ça sert toutes les règles un peu truquées
Du jeu qu'on veut te faire jouer
Les yeux bandés.

Tous les rapaces du pouvoir menés par un gros clown sinistre
Foncent vers moi sur la musique d'un piètre accordéoniste,
Je crois pas qu'ils viennent me parler des joies d'la vie d'artiste
D' l'autre coté ,voilà Caïn toujours aussi lunatique
Son œil est rempli de sable et sa bouche pleine de verdicts
Il trône dans un cimetière de vielles pelles mécaniques.

(refrain)
Quand t'es dans le désert depuis trop longtemps
Tu t'demandes à qui ça sert toutes les règles un peu truquées
Du jeu qu'on veut te faire jouer
Les yeux bandés.


Les gens disent que les poètes finissent tous trafiquants d'armes
On est 50 millions de poètes, c'est ça qui doit faire notre charme
Sur une lune de Saturne mon perroquet sonne l'alarme
C'est drôle mais tout le monde s'en fout
Vendredi tombant nul part, y a Robinson solitaire
Qui m'a dit : " j'trouve plus mon île, vous n'auriez pas vu la mer "
Va falloir que j'lui parle du thermonucléaire.

(refrain)
Quand t'es dans le désert depuis trop longtemps
Tu t'demandes à qui ça sert toutes les règles un peu truquées
Du jeu qu'on veut te faire jouer
Les yeux bandés.

Hier un homme est venu vers moi d'une démarche un peu traînante
Il m'a dit t'as tenu combien de jours, j' lui est répondu : bientôt 30
J' me souviens qu'il espérait tenir jusqu'à 40
Quand j'lui ai demandé son message, il m'a dit d'un air tranquille :
Les politiciens finiront tous au font d'un asile
J'ai compris que je pourrais bientôt regagner la ville.

(refrain)
Quand t'es dans le désert depuis trop longtemps
Tu t'demandes à qui ça sert toutes les règles un peu truquées
Du jeu qu'on veut te faire jouer
Les yeux bandés.
(x3)

Sur le sol craquelé tu trouveras une fleur

Laisses toi guider par son parfum jusqu'à la porte de mon coeur

 

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Publié par Emmanuel
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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 13:30
La Joie sans objet - Jean Klein - La psychanalyse

Question : Ne pensez-vous pas qu'une cure psychanalytique bien faite puisse nous aider à découvrir notre vraie nature ?

Jean Klein :

Toutes les thérapies psychologiques-y compris la psychanalyse-partent d'un point de vue qui, pour le Vedanta, constitue ce que qu'on pourrait appeler la "névrose de base", la névrose métaphysique qui est le surgissement d'un ego qui se croit séparé.

La psychanalyse a pour but de rendre la santé et l'équilibre à cet égo séparé qu'elle considère comme une réalité légitime. Le psychanalyste veut vous remettre en possession d'un "moi" équilibré, harmonieux, en rapport harmonieux avec son entourage et les autres êtres. Cet idéal apparaît à la réflexion comme parfaitement naïf. Vouloir équilibrer un "moi", c'est vouloir perpétuer un déséquilibre dans les meilleures conditions possibles en faisant appel à des énergies qui permettent de renforcer, de fixer, d'assurer cet état égotique qui est en réalité le déséquilibre de base, origine de tous les autres.

C'est proprement aussi absurde que de lutter contre les symptômes d'une maladie sans vouloir s'attaquer au mal lui même. La cure psychanalytique n'est donc pas vraiment une cure. Elle ne débarrasse pas le "malade" de sa maladie, elle l'aide à vivre avec sa maladie, l'ego, qui est d'ailleurs une maladie imaginaire. dans la perspective védantique, un psychanalyste fait toujours, bien qu’inconsciemment et en toute honnêteté, le travail de "Monsieur Purgon", le médecin du "Malade imaginaire" de Molière. Un Maître authentique sait que ce qu'on appelle communément équilibre et santé est déjà un déséquilibre et une maladie. Il ne cherchera donc pas à équilibrer un déséquilibre, à soutenir par des étais ce qui est en porte à faux, il s'attaquera au déséquilibre de base, à l'illusion originelle pour rétablir la santé véritable qui ne peut être autre chose que le sentiment retrouvé de notre unité avec le Tout.

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Publié par Emmanuel - dans Jean Klein
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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 04:35
La Joie sans objet - Samâdhi et Réalisation - Jean Klein

" [Question :] J'ai entendu dire que sans l'aide du yoga, la Réalisation métaphysique pouvait être très difficile. Qu'en pensez-vous ?

[Jean Klein :] Le Yoga est d'abord une mise en harmonie du corps pour l'empêcher d'être un obstacle dans la recherche spirituelle. Il est ensuite un ensemble de techniques ayant pour but la cessation de toute activité mentale. C'est une voie d'effort volontaire et de purification systématique qui aboutit à un état de repos mental (samâdhi).

Le samâdhi peut-être vécu comme expérience de Joie ou de Vide. Comme expérience de Joie il reste encore dans la dualité. Comme expérience de vide il constitue la dernière étape dans la dualité mais n'en sort pas. Le vide du samâdhi c'est l'objet parvenu à son ultime simplification, c'est, pourrait-on dire, l'objet pur, sans qualification, l'objet qui n'est qu'objet. A ce titre, il constitue encore une barrière, l'ultime, pour la Réalisation. Tôt ou tard le samâdhi expérimenté comme vide révèlera sa dualité et la nostalgie de l'Unité apparaîtra.

Comme cette rencontre avec la vacuité est quelque chose d'absolument nouveau, il est facile de la confondre avec la Réalisation. On a tendance alors à se fixer dans cette vacuité qu'on a appris à provoquer, car il est réconfortant d'arriver à calmer l'ego et de "savourer" ce vide.

Mais il ne faut pas confondre la saveur que donne un mental apaisé avec l'Expérience dont je parle ici : cette saveur est encore un objet et il reste à l'abandonner, à franchir la dernière étape. Car le Yogi qui ne débouche pas sur l'Expérience est dans une situation qui peut-être considérée à un certain point de vue comme pire que celle de l'homme ordinaire. En effet quand il revient de l'expérience samâdhique à celle des objets habituels momentanément éliminés par une technique volontaire, il risque de les retrouver avec une virulence accrue.

Le samâdhi expérimenté comme Joie n'est finalement qu'un état dans lequel on entre et dont on sort. tôt ou tard son insuffisance se fera sentir. Car celui qui sort de cette Joie retombe dans le monde des objets. Sans avoir précisément le souvenir de son expérience qui, se référant à une Réalité supra-mentale ne peut pas laisser de traces mentales (de souvenirs), il reste néanmoins "percuté" dans un état d'exaltation et de nostalgie qui le trouble. Voilà le résultat de la voie yogique.

Dans la Voie directe, nous obtenons par la discrimination la conviction que l'ultime Réalité est hors de tout cadre physique ou mental. Accessoirement nous nous servons du yoga pour défaire certains nœuds ou ou supprimer certaines perturbations. Mais nous ne perdons jamais de vue l'arrière-plan non duel.

La libération ne s'obtient pas par l'observance de règles plus ou moins strictes, mais par la Connaissance qui abolit Temps, Espace et Causalité et qui exclut toute possibilité de rechuter dans l'Ignorance."

_____________________________________________________________________________

Extrait de : La Joie sans objet - Jean Klein - Sois ce que tu es - Chap V. Page 231-232. Éditions Almora, Paris, 2009


En réalité, il n'y a que l'Ultime. Le reste n'est qu'une question de nom et de forme.

Nisargadatta Maharaj

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Publié par Emmanuel - dans Jean Klein
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La Maison d'Emmanuel

     "Tu es Cela - Plus proche que proche - Déjà là" 

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Tout comme l'aigle s'en revient à son nid,

à tire-d'aile, lassé de son long voyage.

Ainsi l'âme qui dans le monde relatif et mortel des phénomènes a vécu,

s'en reviendra en elle-même,

Où elle s'endormira, libre de tout désir et de tout rêve

 

 

zafu

 

 

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