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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 05:39



" Tout le monde cultive une pose. Il y a la démarche et la pose du businessman prospère, le sourire de celui qui est arrivé; il y a la pose et les attitudes de l'artiste; il y a la pose de la discipline respectueuse et la pose de l'ascèse rigoureuse. Il y a la pose de la jeune femme snob, empreinte de dignité, consciente de son corps, de ses regards et de l'impression qu'elle produit sur les autres.

Tout comme cette jeune femme snob, l’homme soi-disant religieux prend une pose, celle de la discipline intérieure qu'il a systématiquement entretenue par ses refus et ses sacrifices.

Elle sacrifie sa spontanéité pour l'effet, et lui s'immole pour atteindre un but.

Tous deux ont le souci d'un résultat, quoique à des niveaux différents; et bien que l'on puisse considérer que l'attitude de l'homme religieux est sur le plan social plus bienfaisante que celle de la jeune mondaine, ces deux
attitudes sont, quant au fond, identiques et l'une n'est pas supérieure à l'autre.

Aucun des deux n'est intelligent, tous deux font preuve d'un esprit borné.

Un esprit borné ne peut s'enrichir; qu'il cherche à s'orner ou à acquérir des vertus ne change rien à son étroitesse.
Un esprit superficiel ne pourra jamais acquérir de la profondeur en se parant de connaissances et de belles phrases, en citant les grands sages ou en se donnant des airs.(.....)

La jeune femme et l'ascète ont tous deux
peur du spontané, car il les révèle à eux-mêmes et aux autres tels qu'ils sont. (.....)

Mais la spontanéité est la seule clé qui ouvre la porte de ce qui EST.
La réponse spontanée découvre l'esprit tel qu'il est: mais ce qui est découvert est immédiatement orné ou détruit, et ainsi la spontanéité cesse.

L'ornementation est le culte de soi-même; ce n'est que dans la spontanéité, dans la
liberté, qu'il peut y avoir découverte.

Un esprit discipliné ne peut pas découvrir; il peut fonctionner, mais il ne peut pas découvrir l'insondable.
C'est la peur qui crée la résistance appelée discipline; mais la découverte spontanée de la peur EST libération de la peur. (.....)

Sans la spontanéité, il ne peut y avoir connaissance de soi. Sans la connaissance de soi, l'esprit est façonné par les influences passagères.
Ces influences passagères (lectures, maîtres, formations dirigées...) peuvent élargir ou rétrécir l'esprit, mais il se trouve toujours dans la sphère de l'influence

Le soi est un assemblage, et ce n'est qu'en désassemblant le soi(ou l'égo) que ce qui n'a pas de cause, peut être connu."

Alors peut commencer la vraie "Connaissance de soi".

J. Krishnamurti. "Commentaires sur la vie"- extraits

 

(Texte offert par Suzette sur forum spiritpartage le 8 juillet 2008)

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Publié par Emmanuel - dans Krishnamurti
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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 21:17

Entretiens entre Krishnamurti et Jean-Louis Dewez (1979 ou 1980)

 


sur le site Le transmuteur.net

 

 


 

Je ne retranscris pas tout ci-dessous, parfois je résume, supprime quelques mots qui ne m'apparaissent pas importants dans le suivi intellectuel de cette conversation. Pour en percevoir toute "l'humanité", le mieux est de visionner la video.

 

Jean-Louis Dewez :

Qu'est-ce que la pensée ?

Le filtre de la pensée dans l'accès au monde, à la connaissance de soi du monde.

Nos préjugés, nos a priori./exemple le nom même de Krishnamurti, l'impact que cela a sur ce qui va se dire. Comment écouter sans préjugés.


Krishnamurti :

Existe-t-il une perception qui est extérieure au processus de pensée. Une compréhension immédiate sans recours à toute la mécanique de la pensée.

Qu'est ce que le processus de penser ?

C'est une question qui concerne toute l'humanité, quelles que soit nos appartenances sociales, culturelles, idéologiques.

L'acte de penser commence par le savoir résultant de l'expérience. Emmagasiné dans la mémoire.

Cette réaction de la mémoire est la pensée;


JLD :

La pensée est un processus biologique et mécanique ?


K. :

Oui c'est juste.

Le cerveau enregistre comme un magnétophone.

Mais il se produit un incident agréable ou douloureux qui est enregistré et qui devient mémoire.

L'expérience et le savoir sont les pilotes qui conduisent perpétuellement. Cela devient mécanique en partie. Le conducteur observe continuellement.

Nos habitudes ne sont-elles pas presque toutes mécaniques ? Notre pensée est mécanique.


JLD :

La pensée est un processus mécanique c'est-à-dire une suite de causes et d'effets.


K. :

Et aussi de répétitions


JLD : Cela veut dire la pensée venant de causes, elle vient de causes antérieures


K. : Oui la pensée est basée sur le passé. Même le savoir scientifique est basé sur le passé accumulé, appris, conservé. Et on y ajoute toujours davantage.


JLD : Ce je ne semble pas dépendant du passé, il semble libre de faire. Si la pensée est mécanique d'où vient ce sentiment d'indépendance du je ?


K. : Est-ce que le je, le moi n'est pas aussi mécanique ?


JLD : il n'apparait pas comme mécanique.


K. : Examinons cela. Le moi n'est-il pas le produit du savoir ? Le moi n'est pas né soudainement. Le moi est fait d'associations continuelles, d'une série de souvenirs, de projections de ce qui devrait être de ce qui a été et de ce qui est. Ainsi si vous le voyez attentivement vous verrez que le moi est aussi très mécanique.


JLD : Et puis est-ce qu'il y a un seul moi ? Est-ce la même personne qui dit je à cet instant dans cette situation avec vous et puis qui dira je dans un autre moment ? On a l'impression que c'est la même.


K. : le même je qui continue


JLD : Mais sur soi on le voit très mal, on peut le voir sur certaines personnes qui ont une attitude dans une situation et une autre attitude dans une autre situation. On peut percevoir que les personnes ne sont pas les mêmes toujours.et que pourtant elles disent toujours je et elles essayent toujours de rationaliser. Si elles sont en colère, c'est je et elles avaient raison et un instant après elles sont...


K. : Elles ne sont pas rationnelles. Ce je, ce moi, n'a t il pas divers aspects mais pourtant le processus est le même.

Ceci a été un problème tant en orient, qu'en occident, qu'est-ce que le moi, le je.

Les chrétiens l'appelent l'âme ou si vous préférez l'individu. Qu'est-ce essentiellement ?


JLD : la question est importante parce que c'est ce je qui transforme tout ce qu'il voit, tout ce qu'il apperçoit.


K. : Oui, et ce moi est si conditionné


JLD : Oui si il est le passé, il est condition.


K. : Bien sûr, c'est le passé. On est né en Inde ou mettons en Chine, ils y sont conditionnés.


JLD : Oui mais ça c'est la culture, cela ne me parait pas le plus important.


K. : Oui, vous avez raison.


JLD. : Par contre, il y a le processus des désirs, de la jalousie, toutes ces qualités ou défauts humains et qui sont les mêmes quelle que soit la culture et c'est de cela que semble naître un problème. Le problème est là.


K. : Mais, Monsieur, la jalousie, l'ambition, l'avidité, la peur, le plaisir, etc. ne sont-ils pas les différents aspects d'une même chose ? Elles font toutes parties du moi.


JLD : Quand je ressens la colère, la jalousie,etc. J'ai toujours l'impression d'avoir raison. Et que c'est à cause du monde extérieur, que cela ne vient pas de quelque chose à 'lintérieur mais que c'est les autres qui m'ont joué un tour et que si je suis en colère c'est à cause des autres qui m'entourent. Et toute personne qui est en colère, qui détruit quelque chose, la colère pouvant aller, on le voit pour les sociétés jusqu'à la guerre, ou des choses comme ça, a toujours l'impression que c'est la faute des autres, elle explique cela par des causes extérieures


K. : En est-il ainsi ? Mettons que vous me traitiez d'idiot. Je n'aime pas ce mot, J'ai une image de moi-même


JLD : Je suis blessé


K. : Cette image me dit "je ne suis pas un idiot et je me fâche" Ce n'est pas vous bien que vous vous soyez servi du mot idiot mais l'image en moi qui a réagi à ce mot.


JLD : Alors est-ce que la cause c'est moi qui ai dit que vous étiez un idiot ou est-ce en vous qu'il faut rechercher (silence-réflexion) S'il n'y a pas d'image...


K. : C'est ça. C'est la question principale. Peut-on exister dans la vie, poursuivre les activités quotidiennes, sans l'image du moi ? Le moi est la maison, la propriété, le mobilier, la femme, le mari, le moi est tout ça. Depuis l'enfance, le bébé est né, puis petit à petit, mon jouet, ma maison, ma mère. De là nait l'attachement et tout le problème commence.

Je crois que même l'esprit le plus rationnel, le plus scientifique, et nous en avons rencontré beaucoup, et ils verront ça de toute évidence. Mais ils ne veulent pas mettre fin à l'image du moi parce que leur profession, leur argent, tout cet ensemble les tient.


JLD : Alors si à chaque fois que je souffre de quelque chose, que je ressens quelque chose au niveau psychologique. A chaque fois que je ressens quelque chose, je l'attribue en général à l'extérieur.


K. : Si c'est ça.


JLD : Alors, en même temps pour que cela puisse me toucher, toucher quelque chose en moi. Alors la question est donc  "qu'est-ce que ça a touché en moi ?" Et est-ce que je peux étudier ce que cela touche en moi ?


K. : Oui. Monsieur cela veut dire, les grecs, les anciens hindous en ont beaucoup parlé, qu'il faut se connaître, la connaissance de soi-même mais personne n'étudie cela,


JLD : Les psychologues essayent de connaître les autres.


K. : Ou ils inventent ce qui devrait être .


JLD : Des idées, oui Freud et tout ça


K. : Oui, Freud...mais me voici un être humain, je veux me connaître.


JLD : Alors la question évidemment, c'est comment parce que


K. : Ah !  Voyons cela, découvrons. Comment me connaître ? Non selon Freud ou quelqu'un d'autre. Vous avez compris ?


JLD : Oui, j'ai compris.


K. : Me connaître. Si je suis ces psychologues, je ne me connaîtrai pas


JLD : On le voit bien en les regardant.


K. : Oui voilà. Je saurai ce qu'ils disent à mon sujet. Alors si nous voulons étudier ce qu'est le moi, il faut écarter toute autorité, même celle de Marx. Il était probablement pour l'essentiel un bourgeois. Parce qu'il reléguait toute l'existence à une seule couche. Donc, la question est donc celle-ci, Monsieur, qu'est-ce-que penser ? Est-ce mécanique ? Ou l'acte de penser peut-il jamais être libre ?

 

JLD : Oui parce que la connaissance de moi demande que je sois libre pour pouvoir chercher.


K. : C'est ça.


JLD : Parce que sinon je vais  passer déjà par la pensée qui n'est déjà pas libre et je ne vais pas me rencontrer, je vais tourner en rond


K. : Voila. Donc pour me comprendre moi-même il me faut d'abord rejeter l'autorité


JLD : Celle des autres et puis la mienne


K. :  Puis-je d'abord rejeter l'autorité de tous les professeurs, les psychologues, les psychanalystes, les religieux qui disent je suis l'âme, je suis Dieu, ceci ou cela, je dois écarter tout cela pour me connaître.


JLD : Bien que cela est difficile parce que ça vous rejette de beaucoup de groupes et de communautés. Vous êtes déjà un peu seul quand vous avez fait cela.


K. : Ah ! Ca c'est bien entendu.


JLD : Donc, je mets de côté l'approche des autres et j'essaye de chercher moi-même


K. : C'est-à-dire la pensée peut-elle m'étudier ? Vous avez compris ? La pensée qui repose sur la mémoire, sur l'expérience, sur le savoir et le savoir étant incomplet, le savoir ne peut jamais être complet et le savoir va donc de paire avec l'ignorance. Vous avez compris ?

Le savoir et l'ignorance vont ensemble. Donc la pensée ne peut m'étudier parce que la pensée m'a créée. Vous avez compris ?


JLD : Oui, ça je comprends. Un scientifique dirait que pour étudier quelque chose, il faut essayer d'être objectif, c'est-à-dire pas dans le sujet.


K. : C'est ça. Par conséquent il y a observation et non moi m'observant mais l'observation en train d'observer. Vous avez compris ?


JLD : Si je m'observe alors c'est foutu parce que...


K. : Oui, voila. J'observe.


JLD : Ca tourne en rond ?


K. : Oui, c'est ça. Y a-t-il une observation sans moi ? Non pas objective, subjective mais une simple observation sans le moi. Vous voyez ceci, Monsieur, conduit à un problème bien plus profond qui est...Voulez-vous que nous poursuivions...nous avons divisé le monde entre cela et moi. Séparémment, le monde et moi. Mais y a-t-il une telle différence ? Le moi a créé le monde, pas le monde de la nature, de l'environnement, des cieux, et de la beauté de la terre. Mais le moi avec toutes ses avidités, envies, colères, violences, brutalités, superstitions, a créé ce monde. C'est la société. Cette société moderne, et nous êtres humains avons créé cela.


JLD : Est-ce que cela n'est pas un problème différent de la connaissance de soi ?


K. : C'est cela, Monsieur, donc, le monde que nous être humains avons créé n'est pas distinct de nous. Le monde est moi et je suis le monde. Vous avez compris ?

 

 

 

 

 

 

(24/05/2010 : 26' 54'') A suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


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Publié par Emmanuel - dans Krishnamurti
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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 17:01



Cet entretien de Jiddu Krishnamurti avec André Voisin est un vrai bonheur. Il complète à merveille la conférence dont je vous donnais les liens dans l'article précédent . Krishnamurti s'y exprime en français. Ce qui renforce la proximité que nous pouvons avoir avec sa pensée.
Il nous permet de comprendre avec plus de finesse le voyage auquel il nous invite.
Cet entretien nous invite à maintenir, à approfondir ce regard qui permet ce voyage.

Merveilleux voyage vers l'inconnu à tous !

Une pensée forte pour ma soeur et amie Suzanne qui m'a permis la rencontre cet été avec K. En pensée, avec elle et notre ami commun que je découvre plus encore. Merci Suzanne !




















Idées principales :

Chaque génération porte en elle la possibilité de changer notre manière de vivre.

Nous sommes à l'origine de l'état du monde dans ses aspects les plus négatifs.

Histoire de l'homme et du diable :
Le diable et un ami se promène. Il voit un homme qui se baisse ramassant quelque chose et l'enfouissant dans sa poche.
L'ami du diable dit : - "Mais qu' a trouvé cet homme ?"
Le diable répond : - "Une partie de la connaissance".
L'ami du diable : - "Ce n'est pas bon pour toi si l'homme dispose de la connaissance".
Le diable de répondre : "Au contraire, je vais l'aider à l'organiser".

Tous les êtres sont conditionnés (voir précédent article, conférence de Krishnamurti sur le conditionnement), ce conditionnement crée la division, alors que l'homme est le même partout. Cette division crée la violence.
Krishnamurti invite l'homme à se libérer, et à être dans la "bonne conduite".
Cette bonne conduite est l'Amour.

L'attention.
(Krishnamurti ne souhaite pas parler en paraboles, parce que "l'ombre n'est pas la vérité".)
La division n'est pas seulement entre les hommes mais en l'homme.
Lorsqu'il y a conflit on ne peut pas penser clairement.
Qu'est-ce que l'attention ?
Etre conscient de tout, sans choisir de voir ceci ou cela. Dans l'attention le moi s'oublie.
Avec l'attention on peut agir vraiment, être dans la vérité.
Le temps engendre le conflit, l'attention vous met hors du temps (est-ce juste ?). Avec l'attention l'unité se crée en moi, entre moi et les choses.
Les relations habituelles entre les êtres sont des relations d'image à image, et non d'être à être. Ce qui engendre une attirance (ce que l'on nomme à tort l'amour) ou une répulsion (conflits) pour l'image ; la vraie relation est au-delà de l'image que l'on se fait de l'autre.

Ces images sont crées par l'accumulation de la mémoire.
Cette mémoire, cette connaissance crée le conflit, la division.
Si on est attentif à ces images, à cette connaissance, elles n'existent plus, on rejoint l'unité.
Il faut comprendre ces images, et non lutter contre ces images pour qu'elles n'existent plus.




Idées principales :

La division cesse lorsqu'on est attentif, conscient de ses images. La relation devient directe, il n'y a plus de conflit, les images n'ont plus d'existence.

L'image de Dieu divise les hommes.
Si on veut trouver quelque chose ("Dieu") au-delà de la pensée :
il faut abandonner toutes les croyances, ne plus avoir peur, peur de mourir, ne plus être vaniteux, arrogant, adopter une mentalité méditative.
En occident la pensée est la mesure.
En orient ce n'est pas le cas.
Pour trouver "Dieu", la pensée doit être tranquille. Ce n'est pas par la discipline qu'on l'approche parce que c'est encore affaire de pensée.

Il ne doit pas y avoir de distance entre l'observateur et l'observé.
Dieu n'est pas une idée. Nous avons des images de Dieu parce que nous avons peur, parce que nous désirons des tas de chose.

Il faut abandonner ses conditionnements religieux, politiques, pour approcher le fait de Dieu.
Krishnamurti n'aime pas le mot de Dieu parce que ce mot est galavaudé par les hommes.
Il faut être libéré des mots.

La méditation est le chemin qui y mène. Ce n'est pas une technique, parce que la technique c'est encore une affaire de pensée.
Cultiver le désintéressement, la tranquilité. Laisser la pensée tranquille, ne pas songer à la soumettre, parce que c'est encore affaire de pensée que cette volonté de soumettre la pensée.

Le cerveau. Il y a des parties du cerveau qui doivent être activées, fonctionner autrement. Il y a la partie conditionnée du cerveau. Si on cultive cette attention au monde, d'autres parties sont activées.

Une qualité de l'homme : le discernement entre l'image et la non image.

Il y a une communication au-delà des mots.





Idées principales :

La nature, les arbres qu'aiment Krishnamurti.
Regarder la nature sans image.

Etre lavé d'hier, pour voir la beauté de la nature.
Chaque jour est nouveauté ainsi, on voit la beauté de la nature, les arbres comme si c'était la première fois

Le sommeil. Pour bien dormir, il faut résoudre ses problèmes, "mettre sa journée en ordre " dans toutes ses dimensions avant de s'endormir. Le cerveau n'a plus besoin de résoudre quoi que ce soit. Il n'y a plus de rêves, plus d'images.
On est ainsi beaucoup plus frais, neuf, jeune au réveil.
On atteint ainsi des états hors de la pensée.

Il faut résoudre ses problèmes à chaque instant pour ne pas avoir à les porter plus longtemps que nécessaire.

Rester face à la souffrance, la voir sans division, sans fuite.
De cette souffrance alors la passion légitime nait, une énergie pure et énorme nait.

L'histoire des deux moines et de la jeune fille.
Une jeune fille est en pleurs près d'une rivière dont le cours s'est élargi, elle ne peut plus la traverser à pied seule.
Aussi l'un des deux moines lui propose de l'aider à traverser.
Deux heures plus tard, le moine qui était resté en retrait dit à celui qui est venu en aide à la jeune fille. "Vous rappelez vous de nos voeux, nous ne devons pas toucher les femmes" "Ce que vous avez fait n'est pas bien".
L'autre moine lui répond : "il n'y a pas de problème. Cela fait deux heures que j'ai porté cette femme. Vous vous la portez toujours."

La nature. Garder la relation à la nature pour ne pas la détruire.

Krishnamurti est végétarien.
Cette alimentation donne au corps une énergie subtile.
La vie ne doit pas être tuée ; elle doit être respectée, sacrée.

La révolution intérieure doit advenir. Pour changer le monde il faut se changer soi-même.
Que devient-on alors ? On devient amour, intelligent, neuf.
Ce n'est pas utopique, ce changement est accessible immédiatement à tous.







Idées principales :

Il faut vivre sans peur, sans division, intensément.

L'art, la création.
L'art a sa place, mais alors je n'existe pas. Il ne doit pas y avoir forcément une expression.

Qu'est-ce que le moi ? Une accumulation de mémoires, d'images.

La connaissance est nécessaire technologiquement. Mais pour une connaissance profonde, il faut abandonner les images, la mémoire.

Le temps existe-t'il ? Le temps est division et mouvement.
Dans un état sans image, il n'y a plus de temps, il n'est plus mesurable.

L'innocence existe : ne pas blesser, être sans blessure.

Le voyage intérieur n'est pas un travail, un effort, c'est naturel.

Agir pour changer le monde. Une action non violente que permet cet état d'innocence.
Eduquer à cela.
Les écoles fondées par Krishnamurti. La difficulté de trouver des enseignants.
La vérité est un voyage sans chemin, sans boussole.

Le silence : la fin de la pensée.
Pour comprendre il faut pratiquer. Les mots, la description sont des pièges.
Le silence comme le sommeil paisible sont à cultiver.


Accepter de mourir à chaque instant, être hors du plaisir d'avoir, hors de la peur de l'inconnu.
On invente des choses pour échapper à la peur de mourir.


La réincarnation
Après la vie, une chose nouvelle existe.
Si l'on est attaché il y a une continuité.

Ce qui importe pour Krishnamurti c'est d'accepter d'être réincarné chaque jour.
Qui sommes nous sans image ? Rien.
C'est à dire sans problème, sans division, sans attachement, sans conflit.
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Publié par Emmanuel de Lussac - dans Krishnamurti
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     "Tu es Cela - Plus proche que proche - Déjà là" 

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Tout comme l'aigle s'en revient à son nid,

à tire-d'aile, lassé de son long voyage.

Ainsi l'âme qui dans le monde relatif et mortel des phénomènes a vécu,

s'en reviendra en elle-même,

Où elle s'endormira, libre de tout désir et de tout rêve

 

 

zafu

 

 

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