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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 16:09

 

A-B-C :

Atta ou atman (sanskrit) :

 

Anatta :

Signifie "non soi". Aucune chose, aucun être n'est autonome, indépendant (produit sans cause) et aucune chose aucun être n'est permanent (sans connaître de changement, éternel).Par conséquent aucune chose, aucun être ne saurait connaître une existence propre.

Si le Nibbana est sans cause, et éternel, il est par contre anatta, vide d'existence propre.

Bodhisattva :

 

Bouddha :

C'est normalement un titre descriptif qui signifie "éveillé". Il sert de manière impropre mais usuelle, commode, à désigner le bouddha historique Gotama. Mais il est, a été et sera de nombreux êtres pouvant porter ce titre.

Il désigne une personne ayant, notamment de par sa sagesse (prajna), réalisé l'éveil, c'est-à-dire atteint le nibbana (ou nirvana en sanskrit) (selon le Hinayana), ou transcendé la dualité samsara/nirvana (selon le Mahayana). Il peut être désigné par d'autres qualificatifs : « Bienheureux » (bhagavat), « Celui qui a vaincu » (Jina), « Allé-Ainsi » Tathagata).

Dès l'origine les textes palis distinguent trois sortes d'éveillés.

Est savaka-buddha, "auditeur", celui qui a atteint le nibbana grâce à l'enseignement d'un bouddha. Il est plus souvent appelé arhat et n'est pas toujours considéré comme un bouddha.

Est pacekka-buddha, "bouddha solitaire", celui qui a trouvé la voie par lui-même, mais n'a pas les capacités de libérer d'autres êtres.

Est samma sambuddha, "bouddha pur et parfait", celui qui a atteint l'éveil pur et parfait  par lui-même et a les capacités d'enseigner le dhamma. Atteindre cet éveil demande de suivre la carrière de Boddhisattva.

 

Bouddha Siddhattha Gotama :

Il vécut pendant 80 ans aux alentours du sixième siècle avant l'ère chrétienne. Difficile de donner les dates de naissance et de mort excactes du Bouddha Gotama, selon Peter Harvey, auteur du livre qui sert de base à ma découverte du bouddhisme (voir sources principales), il serait probablement né vers 480 avant J.C. et mort en 400 avant J.C.

Il donna naissance, par son enseignement, à différents systèmes philosophiques et religieux regroupés sous le terme de bouddhisme en occident.

Le Bouddha Gotama ou dit encore Sakyamuni, "sage des Sakya" (petite république entre Inde et Népal) est un samma-sambuddha : un être parfait et totalement éveillé.

 

Bouddhisme :

Le bouddhisme est fondé sur un triple socle appelé les Trois Joyaux. Les bouddhistes déclarent prendre refuge dans le Bouddha (le fondateur du bouddhisme), dans le Dhamma (l'ensemble des enseignements du et des Bouddha) et dans le Sangha (la communauté des adeptes ou seulement l'ordre monastique).

La prise de refuge c’est le point de départ de son engagement spirituel. Prendre refuge signifie prendre appui sur les forces combinées des Trois Joyaux afin d'assurer sa libération des tourments du samsara, de la tempête d'insatisfaction et de souffrance que le samsara implique et de laquelle on se met à l'abri.

 

Il existe trois courants fondamentaux dans le bouddhisme (dans leur ordre d’apparition historique) :

-le hinayana, (sanskrit) signifiant « voie du Petit Véhicule », regroupent les écoles du bouddhisme les plus anciennes dont le theravada, seule école du hinayana ayant survécue de nos jours. Le hinayana est un terme créé par les mahayanistes, il est un peu péjoratif car réducteur.

-le mahayana (sanskrit) signifiant « voie du Grand Véhicule » ; en fait partie une des branches les plus connues en occident : le Zen.

-le vajrayana (sanskrit) signifiant « voie du Diamant » ou mantrayana (mantra pouvant se résumer par « protection de l’esprit », « parole de pouvoir »). Une des branches les plus connues par nous : le bouddhisme tibétain.

 

 

D-E-F :


Dharma (sanskrit) ou Dhamma (pali) :

Ce sont les vérités éternelles et la loi d’ordre cosmique découvertes par le(s) Bouddha(s), les enseignements bouddhiques, le chemin de pratique bouddhique et le but du bouddhisme : le Nibbana éternel.
Le bouddhisme consiste donc essentiellement à comprendre, pratiquer et réaliser le dhamma.

Dukkha :

Souffrance et insatisfaction générale que procure la vie. (Voir articles sur les Quatre Nobles Vérités)

3 sortes de dukkha :

- dukkha dukkha : (souffrance de la souffrance) la souffrance commune. Exemples : la douleur, les démangeaisons, les irritations, toutes maladies ou souffrances physiques. D’autres peuvent être le malheur, la tristesse, la peine, l’inquiétude ou toutes souffrances mentales.

- viparinama dukkha : (souffrance du changement). Parce que rien ne dure, que toute chose est impermanente, cela entraîne de l’insatisfaction, de la souffrance. Même ce qu’on appelle le bonheur ne dure pas. Sa disparition entraînera de l’insatisfaction, de la frustration donc de la souffrance. Dit autrement : Lorsque l'on vit un moment agréable, on craint déjà sa disparition. Et lorsque ce moment est passé, on souffre de s'y être attaché.

- sankhara dukkha : (souffrance due à la nature conditionnée des phénomènes, à leur production interdépendante)

Tous phénomènes de nature mentale ou physique est sankhara dukkha. Ils apparaissent et existent à cause de la présence de certaines conditions, et cessent une fois ces conditions éliminées. Rien, sauf le Nibbana n’est indépendant.

Cette interdépendance des phénomènes est à l’origine de la souffrance. Si l’on prend conscience du processus de son propre conditionnement, on pourra parvenir à modifier le cours des conditions en les maîtrisant, en les suspendant ou en les intensifiant afin de réduire dukkha, et, enfin à l’arrêter totalement en transcendant, dépassant toutes les conditions.

 

G-H-I :

 

 

J-K-L :

Karma ou kamma (pali):

Cest un terme utilisé dans plusieurs religions orientales et dans des mouvements ésotériques occidentaux comme la Kabbale. Le karma est la somme de ce qu'un individu a fait, est en train de faire ou fera.

Dans les religions incorporant les concepts de réincarnation ou de renaissance, les effets de ces actes karmiques se répercutent sur les différentes vies d'un individu.

Chaque être est responsable de son karma, et donc de sa sortie du Samsara.

Pour les bouddhistes, le karma que l'on crée en agissant, que ce soit avec le corps, la parole ou l'esprit, est favorable ou défavorable, positif ou négatif (en fonction de l'état d'esprit qui sous-tend l'action). Ainsi, si l'on donne quelque chose à quelqu'un de manière désintéressée, on crée du karma positif. Ce n'est pas le cas, en revanche, si l'on donne parce que l'on attend quelque chose en retour.

Enfin, le karma créé peut donner ses fruits dans cette vie ou dans une vie future.

Khanda ou skanda :

Les cinq kandha sont, dans le bouddhisme, les cinq agrégats d'attachement, les constituants de ce qui est communément appelé : une personne, un être. Ce sont les choses auxquelles s'attache celui qui croit en "son" existence. Voir article dans ce blog.

 

M-N-O :

Mahayana : voir Bouddhisme-les 3 courants fondamentaux

Nirvana (sanskrit) ou Nibbana (pali) :  

Pour les bouddhistes c’est l’objectif devant être atteint par la pratique, l'Éveil (bodhi). Il est au-delà de toute description.

Il peut être comparé à l'extinction d'une flamme : de même qu'on ne peut définir un feu qui ne brûle pas, on ne peut définir une personne qui a transcendé les cinq agrégats d’attachements (voir article dans ce blog) qui entraînent une personne non éveillée de renaissance en renaissance dans la douleur et l’insatisfaction.

On peut dire d’une autre manière que c’est un état de paix intérieure totale et permanente, provenant du détachement. L'acquisition de cet « état » (qui est défini comme un « non-état ») est réputée possible pendant la vie, ou, éventuellement, lors de la mort. Le nirvana n'est pas non plus un paradis où l'on continuerait à exister après la mort. Le nibbana n'est pas non plus la mort, mais plutôt la fin de la croyance en un ego autonome et permanent.

Des termes proches sont : éveil, extinction, libération, illumination, délivrance, vacuité absolue, paix suprême, réalité ultime.

 

 

 

Noble Chemin Octuple ou Voie du milieu :


C'est le moyen que le bouddha nous donne lors de son discours dit des Quatres Nobles Vérités pour aboutir à la cessation de la souffrance. Pour réaliser cela il faut aboutir à la Compréhension Juste, l’Intention Juste, la Parole Juste, l’Action Juste, le Moyen d’Existence Juste, l’Effort Juste, l’Attention Juste et la Concentration Juste.

 

P-Q-R :

 

Panna (pali) ou prajna (sanskrit) :

 


La "Sagesse". C'est la connaissance ou l'intelligence non conceptuelle (dite parfois "sagesse transcendante" ou "sapience") ayant directement accès aux choses "telles qu'elles sont". C'est le développement de panna qui met fin à l'ignorance et mène à la réalisation de l'éveil et du nibbana. Elle consiste en la compréhension profonde et vécue des trois caractéristiques du samsara (impermanence, insatisfaction et non-Soi). Panna désigne aussi la troisième section de l'Octuple Noble Sentier, comprenant la pensée juste (pensée de renoncement, de détachement non égoïste, d'amour et de non-violence) et la compréhension juste (panna au sens strict). (http://www.bouddhisme-universite.org/decouverte/glossaire.html )

Rupa :

La forme matérielle, un des cinq agrégats d'attachement (voir article dans ce blog), qui constitue une personne

 

 

 

S-T-U :

 

Samma sambuddha :

 

"Bouddha pur et parfait", comme l'est Siddhatta Gotama

 

Samsara :

C'est le cycle des existences conditionnées, c'est-à-dire les états de l'existence sous l'emprise de la souffrance, de l'impermanence et de l'ignorance. Ces états sont conditionnés par le karma.

D'une manière moins juste mais plus simple, on peut dire que le samsara est le cycle des vies, de renaissance en renaissance.

 

Sankhara :

 

Les "activités constructrices", qui permettent l'action, la dirigent, la structure, qui façonnent le caractère. C'est un des cinq agrégats d'attachement (voir article dans ce blog) qui constituent une personne.

Sangha :
Signifie "communauté", au sens large désigne l'ensemble des pratiquants suivant l'enseignement, la voie du bouddha.

 

 

Sanna :

La perception, un des cinq agrégats d'attachement (voir article dans ce blog) qui constituent un être.


Sutta :

Discours

 

Siddhattha :

"Celui qui atteint son objectif"


Tantrisme :

Pratique religieuse spécifique que l'on trouve dans l'hindouisme et le bouddhisme tibétain, fondée sur des séries d'exercices rituels (mantras, visualisations mentales, postures corporelles, yoga...) destinés à opérer une transformation physiologique, psychique et spirituelle du pratiquant. (http://www.tibet-info.net/glossaire/t.html)
 

V-W-X-Y-Z :

Veddana :

C'est la sensation ; les sensations physiques et les sentiments. C'est un des cinq agrégats d'attachement (voir article dans ce blog) qui constitue une personne

 

Vinnana :

La conscience discriminante. C'est le cadre mental et le caractère d'une personne. On l'appelle aussi citta : "le coeur", "l'esprit", "la pensée". C'est un des cinq agrégats d'attachement (voir article dans ce blog) qui constitue une personne.
 

Voie du Milieu :

 

 

Ou Noble Chemin Octuple (voir sa définition)

 

 


Yidam :

{C}

(skt. devatà) : Le yidam est une divinité tutélaire ou de méditation incarnant un aspect de l'esprit éveillé. Il existe quatre catégories de yidam correspondant à l'apaisement, l'enrichissement, la domination et la violence. Les yidams se manifestent sous ces différents aspects pour surmonter des forces négatives particulières.
(http://sangharime.com/wiki/index.php?title=Yidam)

Sources principales :

 - http://fr.wikipedia.org/

- Peter Harvey : Le Bouddhisme : enseignements, histoire, pratiques.-Editions du Seuil, octobre 1993.

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Publié par Emmanuel - dans Bouddhismes
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Tout comme l'aigle s'en revient à son nid,

à tire-d'aile, lassé de son long voyage.

Ainsi l'âme qui dans le monde relatif et mortel des phénomènes a vécu,

s'en reviendra en elle-même,

Où elle s'endormira, libre de tout désir et de tout rêve

 

 

zafu

 

 

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