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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 05:12
Brahma Vishnu Shiva

Brahma Vishnu Shiva

Les trois dieux de la trinité se penchèrent vers l'ascète :

"Formule trois voeux. Chacun de nous en réalisera un."

L'ascète se tourna d'abord vers Brahma :

"Vénéré Brahma, peux-tu m'éclairer et me donner suffisamment de sagesse pour décider des deux autres voeux ?"

"Qu'il en soit ainsi"

L'ascète resta silencieux, comme s'il dégustait quelque félicité.

Vishnu et Shiva s'impatientaient.

"Alors quels sont tes deux derniers voeux ?"

"Je n'en ai ai plus ! " dit l'ascète tout sourire

______________

Extrait de : Dieux et déesses de l'Inde - Stéphane GUillerme - Editions Almora, Paris, 2011

Trois voeux
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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 17:45

Le silence, ce n'est pas la cessation du bruit; le silence, ce n'est pas l'arrêt du vacarme incessant de l'esprit et du coeur : ce n'est pas le produit ni le résultat du désir, pas plus qu'un effet de la volonté.

La conscience, dans sa globalité, est un mouvement incessant et bruyant, évoluant dans des limites qu'elle s'impose elle-même. Dans ce cadre-là, tout silence ou immobilité est la cessation momentanée du bavardage, mais c'est un silence touché par le temps.

Le temps, c'est la mémoire, et pour cette dernière, le silence est de plus ou moins longue durée; le temps et la mémoire peuvent le mesurer, lui offrir un espace, lui donner une continuité - il devient alors un jouet de plus. Mais le silence, ce n'est pas cela.

Tout ce qui est élaboré par la pensée reste du domaine du bruit, et la pensée ne peut absolument pas faire silence. Elle peut se forger une image du silence et s'y conformer, la vénérer, comme elle fait pour tant d'autres images de sa fabrication. Ayant fait du silence une formule, elle le nie par là-même; les symboles qu'elle élabore sont la négation même de la réalité. Pour que soit le silence, la pensée elle-même doit être immobile et silencieuse. Le silence, à l'opposé de la pensée, est toujours neuf. La pensée, étant toujours vieille, ne peut en aucun cas pénétrer le silence, qui est toujours neuf. Ce qui est neuf devient vieux dès que la pensée le touche.

C'est en puisant aux sources de ce silence qu'il faut regarder et parler. L'anonymat véritable est issu du silence; nulle autre humilité n'existe. Les vaniteux seront toujours des vaniteux, même s'ils se drapent dans l'humilité, ce qui fait d'eux des êtres durs et cassants. Jailli de ce silence, le mot amour prend un tout autre sens. Ce silence ne se situe pas quelque part : il se trouve quand le bruit de l'observateur s'est tu.

Krishnamurti
(extrait de dialogue et citations, site de l'association culturelle krishnamurti)

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Publié par Emmanuel - dans Méditation (s)
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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 08:08
Méditation sans objet - non duelle

"Dans la méditation non-duelle véritable, notre attention est naturellement attirée vers le non-objectif, le sujet ultime, la conscience. Ce changement est le résultat d'une compréhension profonde.

Au début, il est demandé au chercheur de vérité de noter que le bonheur qu'il recherche réellement, dont un exemple lui est donné par la joie sans cause qu’il éprouve en présence de son instructeur, est non-objective, c'est-à-dire qu'elle n'est pas contenue dans un objet grossier ou subtil.

Lorsque ce point est devenu clair, on lui indique que le mental, qui ne peut saisir que des mentations, ne peut avoir accès au domaine non-objectif ; il en résulte que toute tentative de se procurer à l'aide de la pensée ou de la sensation le bonheur qu'il recherche est vouée à l'échec. Cette compréhension tranquillise le mental d'une manière naturelle et radicale.

Dans cette forme de méditation, les pensées et sensations ne sont ni recherchées ni évitées ; elles sont simplement accueillies et laissées libres d'évoluer à leur guise. Cette approche se caractérise par une ouverture totale à nos perceptions sensorielles externes ou internes, à nos émotions et à nos pensées.

Ces mentations variées pourraient être comparées aux divers personnages d'une pièce de théâtre. Tant que nous prenons intérêt à l'intrigue, notre attention est complètement retenue par les acteurs qui jouent sur le devant de la scène, mais, si notre intérêt se relâche, notre attention se détend progressivement jusqu'au moment où nous prenons subitement conscience de l'arrière-plan du décor.

De la même manière, lorsque notre attention devient globale et désintéressée, se déconcentre et s'ouvre à la suite de la compréhension que nulle sensation ou pensée ne saurait nous apporter la félicité que nous recherchons, un moment survient où nous nous éveillons subitement à cet arrière-plan conscient qui se révèle alors comme le repos ultime que nous avions tant cherché.

Il n'est pas nécessaire que les acteurs quittent la scène pour que nous prenions conscience du décor ; de même l'absence de mentations n'est pas une condition nécessaire pour l'éveil à notre soi réel. Le départ des acteurs nous fournit simplement une occasion privilégiée d'effectuer cette prise de conscience. De la même manière chaque fois qu'une mentation se meurt dans la conscience, une occasion nous est offerte de nous éveiller à notre nature immortelle.

L'attitude intérieure d'écoute bienveillante qui est l'essence de la méditation non-objective peut être naturellement et aisément saisie par un chercheur sincère et motivé en présence d'un être unifié à l'arrière-plan, par une sorte d'induction spirituelle."

[...]

je recommande que vous restiez assis en silence deux fois par jour, de préférence avant le coucher et au réveil. Ce que j'entends par assise silencieuse est une assise libre des pensées dualisantes, une assise dans l'être, dans le non-faire, et non pas dans le devenir, dans la poursuite d'objectifs variés. Si la notion d'une personne surgit alors, une personne qui veut devenir Président de la République ou réaliser le soi, prenez-en tout simplement conscience. N'essayez surtout pas d'éliminer l'ego, de lutter contre lui. Ne vous jugez pas. L'ego n'est qu'une ancienne habitude, il cessera de vous rendre misérable si vous le laissez croupir dans son coin. Dès que vous prenez conscience de sa présence insidieuse, il est neutralisé.

Source :

Francis Lucille - Le sens des choses : Entretiens sur la non-dualité - Editions Accarias L'originel, Paris, 2007, pages 47 à 49.

Méditation sans objet - non duelle
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Publié par Emmanuel - dans Méditation (s)
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Tout comme l'aigle s'en revient à son nid,

à tire-d'aile, lassé de son long voyage.

Ainsi l'âme qui dans le monde relatif et mortel des phénomènes a vécu,

s'en reviendra en elle-même,

Où elle s'endormira, libre de tout désir et de tout rêve

 

 

zafu

 

 

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