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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 07:39

La densité de la personne (Partie 1)

 

 

 

Simplicité :

 

"[...] le chemin du dénouement en nous est un chemin de simplicité, c'est-à-dire sans programme. [...] Dès que j'ai un projet, une direction, cela vient de ma mémoire, toujours. [...] Vouloir, c'est vouloir préserver, sauvegarder le connu. [...] C'est vouloir défendre ce que l'on est pas, une image de soi-même, une restriction de soi-même. [...]

 

On vit de façon anormale, on vit toujours tourné vers un autre moment que celui qui est là, on est toujours dans un espoir, toute la journée on est dans un espoir, dans l'espoir de ce qui va arriver dans cinq minutes, dans dix minutes, dans une demi-heure et vivre d'espoir en espoir c'est vivre d'ajournements continuellement.

 

Celui qui vit dans l'espoir vit en désespéré. Et pourquoi vit-il en désespéré ? Parce qu'il ne sait pas voir ce qui est là. Et moi je dis, tel qu'on est là, sans projet, tranquille, si on ne sent pas une joie énorme couler c'est pas normal, c'est un manque de sensibilité. C'est pas une critique, on est tous comme ça. Parce qu'on ne sait pas regarder. Alors on a besoin de sources extérieures, de stimulations pour se sentir vivre. Parce qu'on veut pas seulement la paix, on veut se sentir vivre, vibrer [...]

 

Par manque de sensibilité, on ne voit pas ce qui est vibrant dans le repos et on ne voit pas ce qui est tranquille dans l'activité. La vraie paix est dynamique, pas statique. Et nous, on est toujours dans la recherche d'une paix, d'une tranquillité statique [...] On cherche une situation idéale, un pays idéal, une ville idéale, un logis idéal, un mari idéal, une femme idéale, des enfants idéaux, un chien idéal, etc. Même une mort idéale, on idéalise sa mort. On veut mourir dans un lit bien confortable, entouré des gens qui nous aiment. On veut mourir en santé, en parfaite santé avec quelqu'un qui nous tient la main pour nous dire "je t'aime, je t'aime"... Et alors ? Peut-être qu'on va mourir en voyant une flaque d'huile sous un camion [...] On dépense une quantité d'énergie collossale tous les jours pour arriver soi-disant - c'est un espoir sans cesse déçu, mais toujours renouvellé - [à] trouver un ensemble de circonstances, une situation, où ça va plus bouger, que là ça va être tranquille. C'est notre imaginaire sur la tranquillité. [...] On cherche ça parce qu'on a une image statique de soi-même, comme des photos. Si on prend une photo, elle est vraie au moment où elle est prise, l'instant d'après, c'est plus vrai, c'est de moins en moins vrai. Et donc, il y a une image de nous-même statique, on cherche une tranquillité [...]

 

La passion d'Etre (Partie 2)

 

 

 

 

L'inconcevable réalité (Partie 3)

 

 


 

 

L'éternité maintenant (Partie4)

 

 


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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 06:42

 

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"Quand on sent l'invitation du sommeil profond, on se dépouille de ses vêtements, on se met au lit et on ferme les yeux. Que fait-on à ce moment précis? On ne dort pas, on fait semblant de dormir. Et le sommeil vient de lui-même, sans être mis en demeure de se produire. De même, quand on sent l'invitation à méditer, on se dépouille de ses prétentions, on s'assied les yeux fermés et on fait semblant de méditer ; soudain la méditation est là."

 

Jean Bouchart d'Orval

 

 


 

Pour lire ce qui précède et ce qui suit :


Jean Bouchart d'Orval : "Méditer comme Cela"




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Publié par Emmanuel - dans Méditation (s)
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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 18:22
"Le bonheur ne se trouve pas avec beaucoup d'effort et de volonté,
mais réside là, tout près, dans la détente et l'abandon.
Ne t'inquiète pas, il n'y a rien à faire.
Tout ce qui s'élève dans l'esprit n'a aucune importance parce qu'il
n'a aucune réalité. Ne t'y attache pas. Ne te juge pas.
Laisse le jeu se faire tout seul, s'élever et retomber, sans rien
changer,et tout s'évanouit et commence à nouveau sans cesse.
Seule cette recherche du bonheur nous empêche de le voir.
C'est comme un arc-en-ciel qu'on poursuit sans jamais le rattraper.
Parce qu'il n'existe pas, qu'il a toujours été là et t'accompagne à
chaque instant. Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou
mauvaises, elles sont comme des arcs-en-ciel. A vouloir saisir
l'insaisissable, on s'épuise en vain. Dès lors qu'on relâche cette
saisie, l'espace est là, ouvert, hospitalier et confortable. Alors,
profites-en. Tout est à toi, déjà. Ne cherche plus. Ne va pas
chercher dans la jungle inextricable l'éléphant qui est
tranquillement à la maison. Rien à faire. Rien à forcer. Rien à vouloir.
Et tout s'accomplit spontanément..."
 
Lama Guendune Rinpotché
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Publié par Emmanuel - dans Méditation (s)
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La Maison d'Emmanuel

     "Tu es Cela - Plus proche que proche - Déjà là" 

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Tout comme l'aigle s'en revient à son nid,

à tire-d'aile, lassé de son long voyage.

Ainsi l'âme qui dans le monde relatif et mortel des phénomènes a vécu,

s'en reviendra en elle-même,

Où elle s'endormira, libre de tout désir et de tout rêve

 

 

zafu

 

 

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